Lycée Stendhal
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Contents
• Annexe
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Historique
Lieu chargé d'histoire où Henri Beyle 'Stendhal' (1783-1842) et Jean-François Champollion (1790-1832) firent leurs études, où le futur général Léon de Beylié passe le baccalauréat de mathématiques élémentaires en 1868, il est le plus ancien lycée de Grenoble.
XVI e siècle
D'après certaines sources, vers 1540 il apparait déjà un collège à plusieurs classes à Grenoble, avec des enseignants séculierscite-ref-2-2-0[2].
XVII e siècle
Le lycée Stendhal est l'héritier de l'ancien collège des Jésuites de Grenoble fondé en 1651. Avant sa fondation, l'enseignement à Grenoble était assuré par des enseignants séculiers jusqu'en 1606, puis par des dominicains jusqu'en 1651cite-ref-2-2-1[2].
En 1660 a débuté la construction des bâtiments et notamment de l'ancienne chapelle jésuite dont la photographie de la façade est visible ci-contre. Cette construction est largement subventionnée par Louis XIVcite-ref-2-2-2[2]. En 1699, par lettres patentes du Roi, le collège est déclaré de fondation royale et reçoit le nom de Royal-Dauphincite-ref-2-2-3[2].
Horloge solaire
Le bâtiment a comme particularité de posséder une chapelle et une horloge solaire (cadran solaire) datant de 1673 réalisée par le père Bonfa, astronome. Cette horloge, unique en son genre, est un extraordinaire cadran à réflexion (avec deux petits miroirs fixes) fournissant de très nombreuses informations, dont une grande partie est liée à l'astrologie. Il est possible de visiter certains samedis ce remarquable témoignage de la science des pères jésuites du XVIIe siècle.
XVIII e siècle
Les jésuites assurent l'enseignement jusqu'en 1763, puis des prêtres séculiers jusqu'en 1786, suivis des Joséphites jusqu'en 1792cite-ref-2-2-4[2].
L'action de la Journée des Tuiles du 7 juin 1788 peinte dans le tableau d'Alexandre Debelle en 1889 se situe devant l'entrée du lycée Stendhal, qui se trouve sur la droite de la toile. On y voit l'arche encore présente en bordure de l'établissement actuel. On remarquera que le niveau de la rue est aujourd'hui plus haut comme en témoigne la présence des marches (aujourd'hui absentes) sur le tableau.
En 1789 le personnel était composé d'un principal, d'un grand préfet, de professeurs de théologie, de philosophie, de rhétorique, ainsi que de régents et d'un préfet de pensioncite-ref-2-2-5[2].
Le lycée prend le statut d'École Centrale de Grenoble en 1796cite-ref-0-3-0[3]. Le contenu de l'enseignement évolue, se détournant des lettres anciennes et de la métaphysique chères aux jésuites et à leurs successeurs au profit des sciences naturellescite-ref-4[4]. Stendhal consacre le chapitre XXIII de la Vie de Henry Brulard à ses souvenirs de l’École centralecite-ref-5[5].
XIX e siècle
En 1800, l'École centrale reçoit au premier étage les collections de la bibliothèque municipale de Grenoble, puis le 14 juillet 1802, les collections du musée de Grenoble. Ces deux institutions resteront dans les lieux jusqu'en 1872, date de la mise en service du musée-bibliothèque de Grenoble sur la place de la Constitution.
En 1803 le lycée prend le statut de Lycée Impérial de Grenoble réservé aux garçonscite-ref-0-3-1[3]. L'abbé Gattel en devient le premier proviseur. Après la première abdication de Napoléon, le lycée devient Collège Royal, appellation qu'il conserve sous les trois monarques jusqu'en 1848, année de l'avènement de la Deuxième République, où il reprend le titre de Lycée.
Une association des anciens élèves du lycée est fondée en 1873cite-ref-6[6]. En 1886 le lycée des garçons s'établit Cours La Fontaine et devient le Lycée Champollion, tandis que le bâtiment jésuite devient un Lycée de Jeunes Filles en 1887.
XX e siècle
En 1900, une annexe de ce lycée de filles accueille le nouvel institut électrotechnique avec quelques dizaines d'élèves. Peu avant la Première Guerre mondiale, l'institut s'installe définitivement dans l'avenue Félix-Viallet.
En 1920, l'horloge solaire du bâtiment est classée à titre objet des monuments historiquescite-ref-7[7] ; restaurée en 1984, elle est protégée des dégradations par des vitres. Les anciens bâtiments du lycée des Jésuites font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 février 1964cite-ref-8[8].
En 1987, l'établissement se dote d'un dispositif international afin d'accueillir et de scolariser les enfants de nombreux fanco-étrangers que les institutions scientifiques de la métropole attirent, avec quatre sections ouvertes initialement : allemande, anglaise, espagnole et italiennecite-ref-1-9-0[9]. L'établissement devient donc Lycée International Stendhal.
XXI e siècle
En 2001 les collège et lycée Internationaux déménagent dans les locaux construits à cet effet dans le quartier Europole de Grenoble, devenant au passage un établissement séparé : la Cité Scolaire Internationale Europolecite-ref-1-9-1[9].
À partir de ce moment la Cité Scolaire Stendhal subit des restructurations durant cinq ans, qui aboutissent à son statut actuelcite-ref-1-9-2[9].
Classement du lycée
En 2017, le lycée se classe 12e sur 44 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 634e au niveau nationalcite-ref-10[10]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)cite-ref-11[11].
En 2023, le lycée se classe 5e sur 42 au niveau départemental selon la méthodologie du Parisiencite-ref-12[12]. Il est par ailleurs classé 357e sur 2300 au niveau national selon la méthodologie de l'Internautecite-ref-3-13-0[13]. Sur la période 2008-2023 les taux de réussite au baccalauréat général (toutes séries confondues) y sont notablement supérieurs aux taux nationaux et départementauxcite-ref-3-13-1[13].
| | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de réussite | 95% | 97% | 96% | 97% | 97% | 94% | 95% | 94% | 96% | 92% | 89% | 96% | 99% | 100% | 98% | 98% |
| Taux de mentions | - | - | - | - | 61% | 63% | 65% | 61% | - | 57% | 58% | 63% | 69% | 75% | 76% | 79% |
Personnalités notables
La liste des personnalités ci-dessous est ordonnée par année de naissance.
Professeurs
• Jean Bonfa (1638-1724), professeur de mathématiques et de théologie ;
• Claude-Marie Gattel (1743-1812), professeur de philosophie, de mathématiques, de grammaire ;
• Louis-Joseph Jay (1755-1836), professeur de dessin ;
• Félix Cottavoz (1810-1886), professeur de dessin ;
• Auguste Couat (1846-1898), professeur de rhétorique ;
• Madeleine Wagner (1910-2002), professeure d'arts plastiques ;
• Renée Rochefort (1924-2012), professeure d'histoire-géographie ;
• Monique Schneider (1935-2025), professeure de philosophie ;
• Claire Brière-Blanchet (1940), professeure d'histoire ;
• Pierre Péju (1946), professeur de philosophie ;
Anciens élèves
XVII e siècle
• Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), homme d'Église, deuxième évêque de Québec ;
XVIII e siècle
• Jean-Joseph Mounier (1758-1806), avocat et homme politique ;
• Jacques Berriat-Saint-Prix (1769-1845), jurisconsulte et homme de lettres ;
• Augustin Périer (1773-1833), négociant, industriel et homme politique ;
• Scipion Périer (1776-1821), banquier et industriel ;
• Jean-François de Pina de Saint-Didier (1779-1842), homme politique ;
• Camille Périer (1781-1844), homme politique ;
• Félix Penet (1782-1850), homme politique ;
• Alphonse Périer (1782-1866), homme politique ;
• Louis Crozet (1784-1858), ingénieur et homme politique ;
• Louis Vicat (1786-1861), ingénieur et chimiste;
• Hyacinthe Fidèle Avet (1788-1855), homme politique sarde ;
• Jean-François Champollion (1790-1832), égyptologue;
• Charles-Marie-Joseph Despine (1792-1859), homme politique ;
• Antoine Eugène Genoud (1792-1849), homme d’Église, professeur de droit et homme politique ;
XIX e siècle
• Ernest Cézanne (1830-1876), homme politique ;
• Léopold Follioley (1836-1902), auteur et ecclésiastique ;
• Édouard Rey (1836-1901), homme politique ;
• Auguste Gaché (1838-1925) médecin et homme politique ;
• Édouard d'Apvril (1843-1928), peintre ;
• Gustave Rivet (1848-1936), auteur et homme politique ;
• Léon de Beylié (1849-1910), militaire ;
• Eugène Guérin (1849-1929), homme politique ;
• Émile Trolliet (1856-1903), poète et écrivain ;
• Gustave Dupont-Ferrier (1865-1956), historien ;
• Maurice Long (1866-1923), homme politique, gouverneur général de l'Indochine ;
• Élie Cartan (1869-1951), mathématicien ;
XX e siècle
• Catherine Claude (1924-2000), écrivaine ;
• Annie Kriegel (1926-1995), historienne ;
• Catherine Schneider (1949), juriste ;
• Marie-France Veyrat (1951), artiste plasticienne ;
• Annette Becker (1953), historienne ;
• Eva Pebay-Peyroula (1956), biologiste ;
• Benoît Cœuré (1969), économiste ;
• Guillaume Gontard (1971), homme politique ;
• David Colon (1973), historien ;
Notes et références
cite-note-11. ↑ http://www.ac-grenoble.fr/stendhal/file/Direction/Affiche_Portes_Ouvertesfinal.pdf
cite-note-2-22. comp-rejulia1984marie-madeleine-comp-redominique-julia1984Marie-Madeleine Compère et Dominique Julia, « 38 GRENOBLE, collège Royal-Dauphin, collège de plein exercice », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 10, no 1, 1984, p. 311–317 (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2024)
cite-note-0-33. « Cité scolaire Stendhal », sur ac-grenoble.fr (consulté le 13 octobre 2023).
cite-note-55. ↑ « The Project Gutenberg eBook of Vie de Henri Brulard, by Stendhal. », sur www.gutenberg.org (consulté le 29 octobre 2024)
cite-note-66. ↑ 1923Association des anciens élèves du lycée de Grenoble, fondée le 2 mars 1873, et reconnue d'utilité publique le 17 avril 1877. Compte rendu de l'Assemblée générale annuelle du 2 juin 1923, impr. Allier père et fils, (26, cours Jean-Jaurès), 1923 (lire en ligne)
cite-note-77. ↑ « Base Mistral - peinture monumentale : méridienne (la) », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 29 juillet 2017)
cite-note-88. ↑ Notice no PA00117180, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
cite-note-1-99. « Un établissement chargé d’histoire - Historique et visites - Cité scolaire Stendhal », sur stendhal.ent.auvergnerhonealpes.fr (consulté le 28 octobre 2024)
cite-note-1010. ↑ 2017« Classement 2016: 634 sur 2277 - Lycée Stendhal », sur LExpress.fr, 22 mars 2017 (consulté le 24 janvier 2018)
cite-note-1111. ↑ 2017« Classement des lycées 2016: notre méthodologie », LExpress.fr, 22 mars 2017 (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2018)
cite-note-1212. ↑ « Lycée Stendhal - Grenoble - Le Parisien Etudiant », sur leparisien.fr (consulté le 31 octobre 2024)
cite-note-3-1313. « Lycée Stendhal (Grenoble) : classement 2024 et taux de réussite au bac », sur www.linternaute.com (consulté le 31 octobre 2024)
cite-note-141. « Lycée STENDHAL : taux de réussite et de mention au Bac Général - GRENOBLE (38) », sur www.france-examen.com (consulté le 31 octobre 2024)
Annexe
Bibliographie
• (fr) Site Officiel du lycée Stendhal, et notamment le dossier "Un lycée chargé d'Histoire"
Articles connexes
Liens externes
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• Ressource relative à l'architecture : Mérimée
• Ressource relative aux organisations : SIRET
• Notices d'autorité : VIAF BnF (données) IdRef
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